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PRIMPÉRAN, contre-indiqué en France, d’usage courant en Espagne

Le 13 octobre dernier, le Primpéran et ses génériques (des laboratoires Sanofi Aventis) ont été réévalués par l’Agence française de Sécurité Sanitaire et des Produits de Santé (AFSSPS) et la Commission d’Autorisation de Mise sur le Marché (Commission d’AMM), qui recommandent la contre-indication aux moins de dix-huit ans. En Espagne, le médicament est pourtant courament utilisé. Les moeurs vont elles changer ?

(Photo AFP)
La semaine dernière, l’AFSSPS et la Commission d’AMM ont réévalué le rapport bénéfices/risques du métoclopramide, un neuroleptique antagoniste de la dopamine, qui prévient les vomissements, en usage pédiatrique. Dans le communiqué de l’AFSSPS, il est rappelé que le métoclopramide est indiqué chez l’enfant et chez l’adulte dans les nausées et vomissements induits ou non par les chimiothérapies.
La réévaluation a conclu que le niveau de risque connu n’était plus compatibles avec une utilisation dans la population pédiatrique. Au regard d’une efficacité peu établie, l’intérêt du métoclopramide n’était plus démontré pour cette population. Il existe par ailleurs des d’alternatives thérapeutiques, souligne le rapport. Les effets neurologiques indésirables (tremblements, mouvements anormaux de la tête et du cou) sont mentionnés dans la notice du Primpéran, qui pourrait aussi être à l’origine d’effets cardiovasculaires potentiellement graves.

Une mesure compréhensible
En Espagne, le Primpéran est d’usage courant dans les familles. Maux de coeur, étourdissements : c’est souvent un réflexe de faire appel à ce produit, dont le nom, prononcé à l’espagnole, constitue presque un mot courant du vocabulaire sanitaire castillan. Pour le chef de pédiatrie de l’Hôpital San José à Madrid, Arnoldo Rivas Castillo, l’utilisation du Primpéran n’est pourtant que ponctuelle. “Nous ne le prescrivons que dans des cas de vomissements continus et à petite dose. Il n’est pas utilisé comme traitement thérapeutique. À la place, on utilise le motilium qui facilite aussi les mouvements gastriques et évite l’apparition des vomissements“. Le médecin Rivas reconnaît les effets secondaires : “À cause des effets secondaires neurologiques qui peuvent persister, il est justifié et compréhensible que ce médicament ait été contre-indiqué“.

Pas de remise en question en Espagne
Cette semaine s’est déroulé le procès, à Gijón (Asturies), d’un médecin urgentiste qui avait prescrit du Primpéran, en 2008, contre les vomissements continus qu’une patiente de 72 ans manifestait. La patiente était décédée le lendemain. Finalement le médecin a été absous. Parallèlement, l’Agence Européenne du médicament est en train de réévaluer des bénéfices/risques de tous les produits pédiatriques.
L’Agence Espagnole des Médicaments et Produits Sanitaires a, pour sa part, autorisé le changement sur la fiche technique du Primpéran,  à la demande des laboratoires Sanofi Aventis : on y indique maintenant la contre-indication du médicament pour les moins de un an, et la non recommandation pour les moins de 18 ans. “Les autorités nous ont permis le changement sur la fiche du produit pour tous les pays“, indique Alex Perez Alvarez, de chez Sanofi Aventis.

Audrey CORDOVA (www.lepetitjournal.com – Espagne) Mercredi 26 octobre 2011

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 INSOLITE: Une équipe de chercheurs catalans sur les traces de Louis XVI

Des chercheurs de Bologne et de Barcelone auraient retrouvé des traces de sang dans une petite boîte appartenant à une famille aristocrate de Bologne. D’après la gravure de la boîte, le sang pourrait être celui de Louis XVI, décapité le 21 janvier 1973. Les analyses génétiques sont en cours

(Portrait de Louis XVI par Antoine-François Callet, Musée d’Art de São Paulo)
Qui aurait pu croire qu’une calebasse datant du XVIIIème siècle renfermerait l’ADN du roi Louis XVI ? Sûrement pas la famille aristocrate de Bologne qui a envoyé la calebasse aux chercheurs d’anthropologie moléculaire (David Pettener et Donata Luiselli) et de génétique (Susi Pelotti et Carla Bini) de l’Université de Bologne. La calebasse est décorée d’une gravure qui raconte l’histoire de celui qui la portait au moment des faits. Selon la légende, Maximilien Bourdaloue aurait trempé son mouchoir dans le sang du défunt monarque, après son exécution à la guillotine, le 21 janvier 1793. Chose que beaucoup de Français ont fait lors de la Révolution. Cependant la calebasse était destinée à garder de la poudre à canon : difficile à l’origine d’imaginer que les traces noires sur le tissu correspondaient à du sang humain.

Une incertitude qui règne toujours
C’est pourtant bien du sang. Carles Lalueza-Fox, chercheur à l’Institut de Biologie Évolutive et au Consejo Superior de Investigaciones Científicas (CSIC), à Barcelone, a participé à l’aventure génétique en collaborant avec le groupe de chercheurs italiens. “Nous ne savions pas que la substance au fond de la boîte était du sang humain. Ensuite nous avons commencé à travailler dessus avec mon équipe. C’est la curiosité scientifique qui nous a poussé à faire cette découverte“, explique-t-il.
C’est le début d’une recherche qui durera trois mois, en 2010, mais qui n’aboutit finalement sur aucune certitude : “Je n’ai pas à douter de ce que la gravure nous explique, mais on ne sait pas à 100% si c’est bien du sang du Roi français dont il s’agit. Nous avons cherché des descendants directs, vivants et décédés, mais il semblerait qu’il n’y en a pas, donc il faudrait se centrer sur les grands-parents. Une tâche difficile, car nous ne partageons que 25% des gènes avec nos aïeux”.
Un indice qui a aussi rendu possible l’appartenance du sang à Louis XVI sont les peintures des rois : “En regardant les tableaux, je me suis rendu compte que Louis XVI avait les yeux bleus. Il s’agit d’une mutation génétique chez les européens“.

Tout le monde se ré
clame de Louis XVI
Philippe Charlier, légiste dans le Service de Médecine Légale de l’Hôpital Universitaire de Garches, a contacté Carles Lalueza-Fox pour lui proposer de travailler sur les restes de la grand-mère paternelle du Roi. “J’ai tout de suite accepté. C’est un challenge scientifique. À mon avis cela va être très difficile de connaître les origines du sang“. La recherche aura lieu, cette année, dès que le chercheur catalan et son équipe recevront les échantillons. Elle pourrait confirmer, ou non, si l’ADN retrouvé appartient au monarque Français.
Dernière anecdote : pendant son enquête génétique, Carles Lalueza-Fox a reçu des appels téléphoniques et des mails “très bizarres“. Du Canada, de France, de Suisse, voire de l’Espagne, “des personnes m’ont assuré qu’elles étaient des descendants du Roi. Un monsieur en Espagne m’a même raconté que son ancêtre était arrivé en Espagne au moment de l’exécution du Roi et qu’il avait de grands soupçons sur le fait qu’il puisse être un descendant de Louis XVI“…

Audrey CORDOVA (www.lepetitjournal.com – Espagne) jeudi 20 octobre 2011

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Iberia EXRESS -Le nouveau low-cost espagnol

Annoncé la semaine dernière, le lancement de la filiale du groupe Iberia, Iberia Express, n’a pas été accueilli avec enthousiasme par les employés, qui en dénoncent l’illégalité. Fusionnée avec British Airways depuis janvier 2011, Iberia tente de se maintenir dans la cour des grands. La compagnie aérienne bat-elle de l’aile ?

La semaine dernière, le Conseil d’Administration du groupe International Airlines Group, (IAG, créé suite à la fusion de British Airways et Iberia en janvier 2011) a annoncé le lancement de la filiale Iberia Express en avril 2012. La nouvelle compagnie proposera des vols nationaux et européens (départ depuis Madrid) à des prix beaucoup plus attractifs que ceux proposés par la matrice Iberia. Le lancement se fera avec quatre Airbus A320 et d’ici la fin 2012, la compagnie espère disposer de 13 avions. “Iberia Express n’est pas une low-cost car elle propose des vols en classe touriste et en classe business”, indique cependant la compagnie aérienne.

Économiser et rester compétitif
La création de la filiale répondrait donc à une logique d’économies sur les coûts de production et à une volonté de rester compétitif dans un marché dominé par les low-cost comme EasyJet, Ryanair ou Vueling : salaires de l’équipage beaucoup moins élevés et avions utilisés beaucoup plus longtemps. “Il s’agit en fait de la forme opérative d’une low-cost mais la filiale reste 100% Iberia”, précise la compagnie espagnole. “Iberia Express va entrainer la création de 500 nouveaux postes. Ces postes seront ouverts à tous”.

Le SEPLA dénonce la low-cost
Cependant l’annonce de cette pseudo-low cost n’a pas été accueillie à bras ouverts par tous les employés de la compagnie. D’après le SEPLA (le syndicat espagnol des pilotes de lignes aériennes), Iberia Express ne respecte pas les engagements pris par la compagnie aérienne avant la fusion. Un accord signé en 2009 entre les pilotes et Iberia*, interdirait la segmentation de la compagnie. Il garantirait par ailleurs le maintien de la plateforme Iberia ainsi que la non externalisation des coûts de production, dont l’embauche de nouveau personnel au détriment du personnel d‘Iberia.
“Nous avons été plusieurs syndicats à proposer des solutions afin de rendre la compagnie compétitive sur le marché. Iberia n’a pas accepté”, indique le SEPLA. “Les pilotes avaient lancé des propositions historiques. Elles touchaient directement leurs conditions salariales et de travail”. Selon le syndicat, les mesures présentées par les pilotes auraient notamment permis d’économiser 600 millions d’euros au sein même de la compagnie Iberia.

Fusion ou absorption ?

En 2009, Iberia a perdu 273 millions d’euros du fait de la crise. En 2010, les bénéfices ont représenté 89 millions d’euros, d’après les chiffres transmis par la compagnie. Pour le moment, les responsables de la ligne aérienne ont signalé à leurs employés qu’ils ne transmettraient pas les chiffres pour 2011. Le 28 juillet 2011, la compagnie s’est présentée devant la Commission Nationale du Marché des Valeurs espagnole (CNMV) afin mettre à jour les modifications de l’entreprise, suite à la fusion avec ligne aérienne britannique. Les bénéfices et pertes ont été présentés : Iberia a perdu 78 millions d’euros en 2011 et British Airways a gagné 210 millions d’euros.
Pour le SEPLA, la low-cost traduit une volonté du groupe de supprimer l’accord signé en 2009, qui reconnaît aussi le terminal 4 de Barajas comme étant le hub légal d’Iberia. “Comme British Airways a atteint sa capacité maximale au Royaume-Uni, le terminal 4 semble disposer de l’espace nécessaire au développement de la compagnie britannique”, commente-t-on au SEPLA. L’accord de fusion entre British Airways et Iberia reconnaît qu’au bout de cinq ans les décisions du groupe seront prises par la compagnie ayant le plus de bénéfices.

Audrey CORDOVA (www.lepetitjournal.com – Espagne) Mercredi 19 octobre 2011

* Cláusula del VII Convenio Colectivo entre Iberia y sus tripulantes pilotos que serían contrarias a la creación de una empresa low cost que absorba producción de Iberia)

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Profs: le grand ras-le-bol

L’apprentissage du français est-il mis à mal par les réformes dans le Secondaire madrilène ? En juillet dernier, la Communauté de Madrid avait annoncé l’augmentation du nombre d’heures hebdomadaires de cours des professeurs dans le Secondaire pour “répondre à des besoins économiques dus à la crise“. Les professeurs vacataires sont les premiers touchés par cette mesure qui met en péril leur poste de travail. De ce fait les langues sont aussi mises à mal : le français, option dans les lycées, serait aussi en difficulté dans les écoles de langues

Manifestation à Getafe (Photo Lepetitjournal.com)

Cela fait maintenant plus d’un mois que les professeurs madrilènes du Secondaire manifestent contre la lettre qui leur a été envoyée en juillet dernier afin de leur expliquer la décision de la Communauté de Madrid d’augmenter le nombre d’heures hebdomadaires de classes, de 18 à 20 heures. D’après les déclarations du cabinet de presse du Département de l’éducation de Madrid (Consejería de Educación) ces mesures permettront d’économiser 80 millions d’euros. “Cette année nous allons embaucher les professeurs intérimaires en fonction des besoins”, ajoute le cabinet de presse.
Les professeurs de toute la communauté ont donc décidé de faire entendre leur mécontentement mais aussi leurs inquiétudes sur la qualité de l’enseignement que vont recevoir leurs élèves. Les professeurs de la Communauté de Madrid ont de nouveau appelé à manifester dans toutes les villes, demain jeudi 20 octobre. Pour la première fois, les crèches et les écoles primaires devraient se joindre au mouvement.

Professeurs de français sur la Communauté de Madrid* :
Instituteurs en 1er cycle de ESO : 53
Professeurs collèges et lycées : 530
Professeurs Escuelas Idiomas : 126
Conseillers linguistiques : 2
Auxiliaires de conversation : 32
Total : 743
* chiffres provisoires fournis par la Consejería de educación de Madrid (11 octobre 2011)

Une décision qui affecte aussi les écoles de langues
L’augmentation du nombre d’heures s’applique aussi aux écoles officielles de langues (EOI : escuelas oficiales de idiomas) de la communauté autonome. “Nous ne comprenons pas et nous ne partageons pas cette philosophie. Le fait de nous demander de travailler plus veut en fait dire que nous détruisons les postes de travail de nos collègues intérimaires. Nous ne voulons pas d’indemnités pour compenser le fait de travailler plus. Ce que nous voulons, c’est offrir une éducation de qualité“, explique Carlos Pérez Sierra, professeur de français pendant huit ans dans le Secondaire et professeur à l’École officielle de langue, Madrid-Goya, depuis maintenant six ans. “Nos élèves ont commencé depuis début octobre les cours. Malheureusement, lorsque les cours ont commencé, il nous manquait encore plusieurs professeurs à mi-temps et des élèves ont dû rentrer chez eux “. Depuis, l’EOI Goya a reçu les professeurs qui lui manquaient. Pour Carlos cependant, les mesures ont été appliquées de façon désorganisée. “La communauté a pris cette décision en sachant qu’à cette époque (puisque c’est elle qui fixe le calendrier académique) beaucoup d’élèves sont inscrits dans les écoles de langue. Autrement dit, cela a provoqué un véritable chaos : nous avons dû réorganiser les horaires et les groupes“. Et d’ajouter : “L’an dernier j’avais trois groupes de français, cette année j’en ai cinq, avec minimum 26 élèves par classe. Un professeur prépare ces cours, il y passe du temps. Là, on nous demande de faire du bâclé“.

Le français mis à mal dans les lycées publics madrilènes
Dans la communauté de Madrid, l’apprentissage de la deuxième langue n’est pas obligatoire, mais optionnel. Le français fait donc partie des options, comme d’autres langues ou comme le théâtre et la communication. “La Communauté de Madrid mise sur l’apprentissage d’une unique première langue. Les autres langues sont délaissées alors qu’il serait logique de penser à l’apprentissage d’une troisième langue, si on en domine déjà deux“, estime Carlos.
Autre facette de l’enseignement dans les établissements secondaires : les “materias afines” ou “matières voisines”. Des professeurs (intérimaires et fonctionnaires) se verraient attribuer des matières pour lesquelles ils ne sont pas formés. Le 27 septembre, le quotidien 20minutos dans un article intitulé “Je donne des cours de français, mais je ne le parle pas“, publiait le témoignage d’une professeure de langue (espagnol) expliquant qu’elle aurait à donner des cours de latin et de français. Une mesure exceptionnelle en train de se généraliser ?
À Getafe, les professeurs se plaignent du dispositif. “Dans les lycées de Getafe, des professeurs d´éducation sportive doivent donner des cours de biologie. Les intérimaires ont une fonction vitale au sein des établissements et dans mon établissement“, indique José-Luis, professeur de langue au lycée José Hierro de Getafe, “nous ne sommes plus en mesure de proposer des classes de français à nos élèves“.

Audrey CORDOVA (www.lepetitjournal.com – Espagne) Mercredi 19 octobre 2011

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OL/RM – Les ennemis jurés se retrouvent ce soir au Bernabeu

La troisième journée de la Ligue des Champions se déroulera au Santiago Bernabeu, où le Real Madrid rencontrera l’Olympique Lyonnais, en match aller. Avec un goût de déjà vu : il s’agit de la neuvième rencontre entre les deux équipes depuis 2005

Cristiano Ronaldo fera-t-il la différence ce soir ? (Photo AFP)

Rémy Garde, l’entraîneur de l’Olympique Lyonnais depuis juin 2011, a assuré “être prêt” pour la rencontre de ce soir au Santiago Bernabeu. Il a reconnu qu’”avec l’équipe du Real, c’est une relation très spéciale, même si nous sommes aussi ennemis jurés”. Au niveau national, l’OL a gagné face à Nancy (3-1) en match de la Ligue française, samedi dernier, ce qui permet aux Lyonnais une certaine confiance pour le match de ce soir. Sur 14 matches joués, l’OL a marqué 22 buts et en a encaissé 12. Gomis reste jusqu’à maintenant le meilleur buteur de la saison 2011-2012, avec 9 buts marqués. Les retours de Cris, Gourcuff et Ederson lors du match de samedi permettront aussi aux Lyonnais de maintenir l’équipe renforcée. Lors de la dernière rencontre entre les deux rivaux, le 16 mars 2011, les titulaires lyonnais étaient Loris, Cris, Lovren, Réveillère, Cissokho, Källström, Toulalan, Gourcuff (Pied 69′), Briand (Gomis 46′), López, Delgado (Pjanić 80′).

Higuaín ou Benzema ?
L’équipe du Real Madrid devrait aborder la rencontre sans complexes, après avoir gagné samedi soir face au Bétis (4-1), en Liga. Le club cumule 32 buts sur 11 matchs officiels joués. L’entraîneur José Mourinho a déclaré avoir encore quelques doutes sur le retour de Karim Benzema sur le terrain, puisque l’avant-centre n’a pas joué depuis 19 jours. Le Français s’est en effet blessé à l’adducteur gauche lors la rencontre face à l’Ajax, le 27 septembre dernier. Depuis, l’argentin Gonzalo Higuaín a remplacé l’ancien attaquant lyonnais et se positionne comme l’un des meilleurs joueurs des Merengues. Il a notamment marqué trois buts samedi soir face au Bétis. Mourinho s’est réjoui “d’avoir deux buteurs au lieu d’un“. Reste à savoir qui des deux sera titulaire face à Lyon, ou tout simplement si l’entraîneur ne va pas décider de combiner les deux attaquants sur le terrain.

Pas si loin de la tête de poule
Dans le groupe D de la Ligue des Champions, le Real est en tête de poule avec déjà six points et les Lyonnais se situent en deuxième position (quatre points) après un match nul face à l’Ajax d’Amsterdam, le 14 septembre, et une victoire face au Dinamo Zagreb (2-0), le 27 septembre. Il s’agit de la neuvième rencontre entre les deux équipes depuis 2005. Après six ans d’échec aux huitièmes de finale, l’an dernier, le Real Madrid avait mis fin à la malédiction, en s’imposant face à Lyon (1-1 et 3-0).
Le match de ce soir sera retransmis sur la chaine câblée GolTv à partir de 20h45. La quatrième journée aura ensuite lieu le 2 novembre, à Lyon.

Audrey CORDOVA (www.lepetitjournal.com – Espagne) Mardi 18 octobre 2011

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DIAPORAMA – Les Indignés reprennent la place

En Espagne, la mobilisation a été massive samedi dernier, à l’appel du collectif 15M. Les Indignés se sont à nouveau réappropriés, le temps d’une soirée, le centre des principales villes, tout au long de cette journée de contestation planétaire. Retour en images sur la journée

Il était 18h30 à Cíbeles quand les Indignés ont commencé à se diriger vers la Puerta del Sol. Ils étaient des milliers de manifestants ayant répondu à l’appel de cette journée planétaire, qui se déroulait en même temps dans plus de 80 pays et 951 villes. “Je crois qu’il était nécessaire qu’un mouvement comme cela apparaisse. Je suis très émue par ce qui est en train de se dérouler aujourd’hui”, expliquait Milagros Varela, 55 ans, qui participait pour la première fois à la concentration. Pour Angela Sayago, 30 ans, réceptionniste : “Je pense que si nous nous unissons, un changement sera possible”. Pour Juan Manuel et Mauritania Martin (42 et 46 ans respectivement) : “Si nous ne nous unissons pas, nous ne pouvons pas nous défendre. Nous sommes très contents que le mouvement ait pris de l’ampleur. Ça ne va sûrement pas changer grand-chose pour les élections du 20 novembre mais à long terme cela peut devenir une prise de conscience plus étendue”.

Chômage et migrations
Alvaro García, 29 ans, est au chômage depuis deux ans. Pour ce jeune informaticien et travailleur social, le changement doit se faire dans la politique. “Pour que notre société change, les politiques doivent changer. C’est le début d’une prise de conscience globale. Notre problème en Espagne en ce moment est que ceux qui ont une formation ne trouvent pas d’emploi”. Veronica Vicente, 26 ans, a vu de nombreux collègues et amis partir en Suisse, au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis pour chercher un emploi. “La loi électorale doit être réformée. Nous demandons plus de transparence dans le système politique. Nous sommes peut être d’idéologies différentes, de religions différentes mais ce soir nous sommes tous des Indignés”.

Madrid, l’épicentre du mouvement
Un point d’information sur l’évolution du mouvement avait été dressé tout près de la sortie principale de la station de métro de Sol. Des informations venaient de toutes les villes participant dans le reste du monde. Madrid a été la ville où le mouvement a été le plus suivi avec Barcelone d’après le quotidien Elpaís. “À Paris, il y aurait eu 2.000 personnes. Pour le moment en France il n’ y a pas autant de participation parce que la situation reste plus au moins stable, mais dès que les choses vont commencer à changer les gens vont prendre conscience”, estime Martine Sicard, 55 ans. Cette Française qui habite Madrid depuis plus de 20 ans, participe à la commission d’extension internationale du mouvement du 15M. “Nous sommes fiers que la non violence et les assemblées se soient répandues dans d’autres pays. Il était temps que les citoyens prennent conscience, surtout quand vous voyez des situations où plusieurs générations vivent sous le même toit , et de la retraite des grands-parents”.

Le 15 octobre se sera déroulé sans incidents majeur. Des assemblées auront lieu dans les prochaines semaines pour entamer une phase de réflexion et d’échanges, afin d’accorder une prochaine concentration, qui pourrait se dérouler le 10 décembre prochain. Difficile de chiffrer l’ampleur de la mobilisation en Espagne. De 900.000 personnes rien qu’à Madrid et Barcelone selon les organisateurs, les chiffres tombent à quelque 250.000 manifestants sur toute l’Espagne selon les autorités.

Texte Audrey CORDOVA et VG – Photos Audrey CORDOVA(www.lepetitjournal.com – Espagne) Lundi 17 octobre 2011

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BARCELONE

PARC DES RELIGIONS – Figueras souhaite combler le manque de lieux de culte

Suite à la loi catalane des centres de culte, la ville de Figueras avait annoncé un projet de mise à disposition de terrains à différentes confessions religieuses. Mais depuis, cette mise à disposition des terrains n’est plus imposée par la communauté catalane, comme c’était le cas alors. Pour sa part, la municipalité persiste et signe

Le projet du “parc des religions” à Figueras avait été impulsé sous une loi autonome de 2009, la loi des centres de culte. Le maire de Convergence et Union (CiU) Santi Vila, a décidé de maintenir son projet de mise à disposition, gratuite, de terrains pour les religions minoritaires, malgré la récente réforme de la loi par le gouvernement autonome. “Notre priorité reste avant tout d’acquérir des terrains pour une future ampliation du cimetière“, indique le cabinet du maire. Le projet du parc des religions est effectivement couplé à l’agrandissement et la mise aux normes du cimetière, devenu exigu. “Nous n’en sommes qu’aux négociations des prix. Les travaux ne seront pas visibles avant 2013, au moins. Tout va dépendre de la crise économique“.
Le parc des religions ne se trouverait donc qu’à un stade embryonnaire et en pleines démarches urbanistiques. “Notre objectif était aussi de répondre aux demandes de nos citoyens musulmans et orthodoxes qui ont déploré de nombreuses fois la situation et le manque de lieux de culte“, précise la mairie de Figueras.

La religion n’est pas un espace public
Pour l’Observatoire de la laïcité, Europe Laïque, la loi catalane de 2009 ne respectait pas les fondements de laïcité d’une démocratie. “La religion n’est pas un espace public, il s’agit d’un espace individuel“, explique le président de Europe Laïque, Francisco Delgado. “L’intégration de différentes religions en un même lieu peut en effet avoir des résultat positifs, mais n’oublions pas qu’une religion, quelle qu’elle soit, a pour objectif de se disputer des fidèles. L’État ne peut pas solutionner ce problème et l’argent public ne doit pas servir à subventionner des confessions, que cela soit pour l’Église catholique, les Musulmans ou bien les Evangélistes“, estime Francisco Delgado.

Une loi audacieuse… réformée
Le 15 juillet 2009, la Généralité de Catalogne, dirigée alors par le Parti des Socialistes de Catalogne, avait créé la loi des centres de culte (ley de centros de culto). Le projet visait à “faciliter le droit à l’exercice de la liberté de culte“. L’idée principale de ce texte était d’obliger les municipalités catalanes de prévoir des terrains à des fins religieuses (cimetières ou lieux de culte). Josep-Lluís Carod-Rovira, vice-président de la Généralité à l´époque et principal fondateur du texte avait alors déclaré qu’il s’agissait d’une “loi pionnière en Europe et profondément démocratique“. La loi avait pour but de freiner les nombreux vetos des municipalités catalanes contre la création de lieux de culte, notamment de mosquées, la communauté musulmane étant la minorité religieuse la plus importante en Catalogne.
Le 13 septembre dernier, une réforme de la loi a été approuvée par le Parlement catalan. Elle supprime l’obligation pour les municipalités de réserver des terrains à usage religieux. Cette réforme décidée par le gouvernement d’Artur Mas, président actuel de la Généralité de Catalogne et président de la fédération de centre-droit catalane, Convergence et Union (CiU), a été accueillie avec inquiétude par des associations de minorités religieuses de Catalogne. D’après les propos recueillis par le quotidien El País, les communautés musulmanes, évangélistes et orthodoxes s’inquiètent et considèrent cette reforme de “marche en arrière en comparaison avec la loi de 2009“.

Audrey CORDOVA (www.lepetitjournal.com – Espagne) Vendredi 7 octobre 2011

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ETA – OBJECTIF: Négocier avant le 20 novembre

Les dernières nouvelles venant du Pays Basque espagnol laissent sous entendre que la fin du groupe terroriste Euskadi Ta Askatasuna (ETA) pourrait être proche. En moins d’un mois, l’appareil politique de l’ETA a annoncé sa dissolution, le collectif des détenus politiques basques a déclaré qu’il signerait l’Accord de Guernica et une commission internationale a été créée afin de vérifier que le cessez le feu de l’ETA soit respecté

(Photo archives AFP)
Le mois qui vient de s’écouler aura été décisif dans l’avancée du processus de paix au Pays Basque. EKIN, groupe radical indépendantiste créé en 1999, depuis 2007 illégal aux yeux de la justice espagnole et considéré comme l’appareil politique de l’ETA, a annoncé sa dissolution samedi dernier. Cette dernière nouvelle vient s’ajouter au communiqué que l’ETA a adressé au journal basque Gara, le même jour.
Le groupe terroriste basque ETA s’est déclaré “être prêt à collaborer avec la Commission Internationale de Vérification (CIV)”, créée mercredi 28 septembre à Bilbao, par des représentants de partis politiques, d’entreprises, de syndicats basques et de l’Église catholique.

PAYS BASQUE “La paix dans deux ans”
En cinquante ans d’existence, Euskadi Ta Askatasuna (“Pays Basque et liberté”), créé en réaction au régime franquiste, a fait plus de 850 morts. Aujourd’hui, près de 500 de ses membres, dont plusieurs chefs charismatiques, sont en prison. Affaiblie, l’ETA n’a pas commis d’attentat sur le sol espagnol depuis août 2009. Dernier gros signe de fatigue en date : “un cessez-le-feu permanent et de caractère général pouvant être vérifié par la communauté internationale”, annoncé au début de l’année par l’organisation séparatiste armée… Lire la suite

Cinquième cessez-le-feu
La commission constituée de cinq observateurs devra ainsi démontrer que ce cinquième cessez-le-feu, annoncé le 8 janvier 2011, respecte les engagements pris : permanent et général, vérifiable par la communauté internationale et avec une volonté de mettre fin à la lutte armée.
Le cessez-le-feu répond en parti à l’Accord de Guernica, signé le 25 octobre 2010 par plusieurs partis politiques indépendantistes basques, syndicats et mouvements nationalistes, qui demandait la fin des attentats de la bande armée. Le collectif des détenus du groupe terroriste s’est aussi engagé, le 23 septembre, à signer l’Accord de Guernica et “à œuvrer pour avancer dans le processus démocratique“.

Un manque de volonté de la part des États concernés ?
Malgré les tentatives de négociation réalisées par les terroristes auprès de l’Espagne et de la France, aucun des deux pays ne se serait encore prononcé. Le groupe terroriste n’ayant pas commis d’attentat mortel depuis août 2009, paraît s’être affaibli après les arrestations qui ont suivies aux nombreux coups de filets de la police basque Ertzaintza, mais semble aussi souffrir d’un manque de financement.
Vendredi dernier, Juan Carlos Yurrebaso Atucha, de 52 ans, détenu depuis le 29 mars 2007 dans le sud-ouest français, a été condamné par le Tribunal de Paris à cinq ans de prison. Cet etarra s’était rendu à la police en affirmant avoir été membre du groupe de négociation de l’ETA avec le gouvernement espagnol, maintenu en secret. D’après les propos recueillis par l’agence France Presse, il a été reconnu coupable d’avoir commis des actions à des fins terroristes. Le 16 septembre dernier, Arnaldo Ortegui, leader basque, a été condamné à 10 ans de prison pour un “délit d’appartenance à une organisation terroriste, au rang de dirigeant“, d’après un communiqué du tribunal. Il aurait tenté de reconstituer l’illégale Batasuna.

Agir vite
Les derniers mouvements de l’ETA pourraient traduire une nécessité d’agir au plus vite avant les élections législatives espagnoles du 20 novembre prochain. Dans le cas où le parti de droite de Mariano Rajoy remporterait les élections, le futur des négociations paraît incertain. Le gouvernement espagnol réclame l’abandon définitif de la lutte armée et sans conditions.

Audrey CORDOVA (www.lepetitjournal.com – Espagne) jeudi 6 octobre 2011

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PRIMAIRES CITOYENNES – “Nous ne savons pas combien de personnes viendront voter, mais c’est justement ça qui est intéressant”

La section du Parti Socialiste à Madrid s’est réunie vendredi 30 septembre afin d’informer les futurs électeurs français, résidant dans la capitale espagnole, pour les primaires du 9 et 16 octobre

La réunion d’information pour les primaires du Parti Socialiste à Madrid a rassemblé une dizaine de personnes, militants et sympathisants confondus, vendredi dernier. Elle a permis d’expliquer le déroulement et aussi l’enjeu de ces primaires, pour la première fois, ouvertes à tous les citoyens français.
D’après la section de Madrid, l’Espagne est le pays où il y a eu le plus d’inscrits par correspondance : 250 Français sont inscrits pour voter au bureau de la capitale espagnole. “Nous ne pouvons pas savoir combien de personnes viendront voter, mais c’est justement ça qui est intéressant. Nous recevons cinq à six mails de Français par jour. C’est un bon signe“, indiquait Valérie Parra, secrétaire de la section de Madrid.
Il faut rappeler que pour pouvoir participer aux primaires du 9 octobre il est impératif d’être inscrit sur la liste électorale consulaire arrêtée au 31 décembre 2010 et d’avoir préciser le choix de vote (physique ou par correspondance) sur la liste qui était ouverte jusqu’au 13 juillet dernier.

“Une réponse face à une crise militante”
Lors de la réunion la section a aussi partagé ses inquiétudes au niveau du personnel qui participera à l’organisation. Des volontaires s’assureront du bon déroulement du premier et deuxième tour. “Nous avons un peu peur d’être débordés. Ça sera la surprise“, ajoutait la secrétaire de la section de Madrid. Arnaud Leroy, candidat aux élections législatives sur la 5ème circonscription des Français de l’étranger et secrétaire du parti de la section de Lisbonne, a insisté sur le fait que cette initiative d’ouverture aux citoyens est une modernisation du Parti Socialiste. “Ces primaires sont une réponse face à une crise de militance et une façon de mobiliser sans encarter. Elles doivent être une bouffée d’air pour le parti“.
Pour Anne Girard, Parisienne d’origine qui habite Madrid depuis huit ans, la réunion lui a donné l’opportunité de connaître la section et d’avoir un premier contact. “Très utile, conviviale et intéressante. Je vais participer aux deux tours en tant que volontaire et plus si il y a affinité“.

Pas de pronostics
Les débats télévisés des six candidats en France n’ont pas manqué d’être mentionnés. L’importance de l’audience lors des débats et le comportement des politiques ont été commentés. “Pour une fois le débat a été constructif, chacun s’est exprimé de façon cohérente“, soulignait une participante.
Pas de pronostics pour les résultats des primaires. “On ne peut pas vraiment se prononcer car on ne connaît pas le collège électoral”, ajoutait Arnaud Leroy. “Comme c’est la première fois qu’il y a une expérience de ce type, totalement novateur, on a pas du tout de référence et on ne peut pas pronostiquer“, expliquait Valérie Parra.
À Madrid les militants fixes de la section du Parti Socialiste représentent une quarantaine de personnes. Une douzaine de volontaires sont attendus, pour le moment, au bureau de vote qui sera ouvert le dimanche 9 octobre, de 9 à 19 heures, à l’Institut français de Madrid.

Audrey CORDOVA (www.lepetitjournal.com – Espagne) Lundi 3 octobre 2011

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